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20 janvier 2017

#Pourquoinousmarchons

Mardi, 17 janvier 2017

 

Par Barb Byers et Marie Clarke Walker

 

Le samedi 21 janvier 2017, des gens de tous sexes, âges, races, capacités, milieux et orientations participeront à la Marche des femmes sur Washington et à des marches de solidarité dans plus de 380 villes à travers le monde. Barb défilera à Vancouver, Marie à Toronto, et on voulait vous en dire plus sur pourquoi nous marchons.

Nous marchons inspirées des origines résolument populaires de cette journée et des principes énoncés (document en anglais seulement) par les organisateurs. Comme eux, nous croyons en la création d’un monde où la violence contre les femmes, le profilage racial, la xénophobie, l’homophobie, la transphobie et d’autres formes de violence et de discrimination, n’ont pas de place dans nos foyers, nos lieux de travail ou nos collectivités.

Les syndicats du Canada savent que le sexe, la race et la justice économique sont inextricablement liés. Nous marchons car, pour reprendre l’énoncé de la vision, « Nous devons créer une société dans laquelle les femmes – notamment les femmes noires, les femmes autochtones, les femmes pauvres, les immigrantes, les musulmanes, les lesbiennes et les femmes trans – sont libres et peuvent s’occuper de et nourrir leurs familles, quelle que soit la forme que prennent celles-ci, dans un environnement sûr et sain, sans obstacles structurels. »

Nous savons que les femmes sont surreprésentées dans les emplois à bas salaires et précaires, alors nous marchons pour le travail décent, y compris le salaire minimum de 15 $ et l’équité, ainsi que pour l’égalité des salaires pour un travail de valeur égale.

Pour résoudre la question du fardeau (toujours) inégal du travail non rémunéré des femmes, il faut des services publics solides. Nous marchons donc pour des services de garderie universels qui donnent un bon départ à tous les enfants et permettent aux parents de concilier travail et famille; des programmes de santé non-discriminatoires, y compris pour la santé sexuelle et génésique; des services et un soutien aux personnes malades ou vivant avec un handicap; des logements à prix abordable et l’accessibilité des transports publics.

Nous marchons pour la vérité, la réconciliation et la justice pour les peuples autochtones et pour rendre hommage aux femmes et aux filles autochtones disparues et assassinées.

Nous marchons pour un avenir plus juste pour nos enfants, où ils auront de l’eau et de l’air sains, de bons emplois et la liberté d’être eux-mêmes.

Nous marchons pour défendre les droits qui sont déjà les nôtres et pour acquérir ceux que nous n’avons pas obtenus. Nous ne vivons pas encore dans un monde où tous les individus – indépendamment de leur sexe, de leur identité ou expression sexuelle, de leur sexualité, de leur handicap, de leur race ou origine ethnique, de leur religion, de leur statut de migrant, de leur statut d’autochtone, de leur situation familiale ou autre identité sociale – ont des chances et des droits égaux, et peuvent participer à l’économie, à la culture et à la prise de décisions politiques.

Jusqu’à ce que nous y arrivions, nous devons combattre les obstacles systémiques, promouvoir l’inclusion et s’assurer que la voix des personnes marginalisées soit plus forte et entendue.

Nous espérons que vous serez nombreuses et nombreux à marcher samedi dans votre collectivité pour soutenir le message que les droits des femmes et les droits de la personne ne font qu’un. Pour trouver une marche près de chez vous, consultez le site https://www.womensmarch.com/sisters (site en anglais seulement). Utilisez le mot clic #Pourquoinousmarchons pour dire aux autres pourquoi vous marchez.