Logo de la FCSII
28 avril 2020

Les infirmières et les infirmiers soulignent le Jour de deuil national

Communiqué de presse
COVID-19
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

En ce Jour de deuil national, Linda Silas, leader de syndicats infirmiers, souligne que le Canada doit cesser de négliger la sécurité des travailleurs de première ligne

28 avril 2020 (OTTAWA, ON) – En ce Jour de deuil national, pendant que le Canada honore, les travailleurs décédés au travail, la plus grande organisation infirmière du pays se joint aux autres syndicats du pays pour demander d’agir pour protéger les travailleurs aux premières lignes de la pandémie. Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers, demande aux gouvernements et aux employeurs de mettre fin à la peur et à la méfiance chez les travailleurs de la santé en leur fournissant les mêmes protections que tout autre travailleur devant faire un travail dangereux.

« En ce Jour de deuil national, les infirmières et les infirmiers du Canada rendent hommage à tous les travailleurs de la santé et travailleurs de première ligne qui ont souffert ou sont décédés en raison de la pandémie de la COVID-19 », souligne Silas. « Il n’a jamais été aussi clair : le personnel infirmier et les travailleurs de la santé font un travail qui met leur vie en danger, et les gouvernements et les employeurs doivent faire beaucoup, beaucoup plus pour nous protéger. »

Dans le contexte d’incertitude continue à savoir si le virus COVID-19 peut être en suspension dans l’air, les infirmières et les infirmiers ont demandé aux gouvernements et aux employeurs de suivre le principe de précaution – recommandé par la Commission sur le SRAS – et de leur fournir le plus haut niveau de protection, et non le moins élevé. Le personnel infirmier demande que tous les travailleurs à risque d’exposition aient, et aient accès, aux équipements de protection adéquats, y compris les respirateurs N95 soumis à un essai d’ajustement ou un niveau plus élevé de protection.

« Partout dans le monde, le personnel infirmier et les travailleurs de la santé affichent des taux stupéfiants d’infection et de mortalité en raison de cette pandémie. Or, les lignes directrices du Canada continuent de promouvoir les protections de base minimales », précise Silas. « Il faut agir pour mieux protéger le personnel infirmier et les travailleurs de la santé car nous pourrions être forcés d’exercer notre droit de refuser un travail dangereux. »

Les infirmières et les infirmiers se joignent, aujourd’hui, au Congrès du travail du Canada pour promouvoir tous les droits fondamentaux des travailleurs, notamment le droit de savoir quels sont les dangers présents au travail, le droit de participer à la prise de décisions qui affectent leur santé et leur sécurité, et le droit de refuser tout travail pouvant présenter un risque à leur santé et leur sécurité, ainsi qu’à celles des autres.

Silas conclut en disant : « Les travailleurs de première ligne ne veulent pas d’éloges stériles au sujet de leurs contributions héroïques; nous voulons des gestes concrets pour mettre fin à ces tragédies et pour que nous puissions rentrer à la maison en toute sécurité. »

-30-

La FCSII est la plus grande organisation infirmière au Canada. Elle représente près de 200 000 infirmières, infirmiers, étudiants et étudiantes en sciences infirmières. Elle se porte à la défense d’enjeux prioritaires dans le secteur de la santé et revendique l’engagement du gouvernement fédéral dans le secteur des soins de santé publics.

Pour en savoir davantage, communiquez avec :
Ben René, brene@nursesunions.ca, 613-406-5962