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Santé mentale au travail

Une crise silencieuse.

Partout au pays, une crise silencieuse en matière de santé mentale frappe le personnel infirmier et les travailleurs de la santé. Manque de personnel, charges de travail épuisantes et violence omniprésente sont une réalité quotidienne contribuant au stress et à la souffrance des travailleurs de la santé.

Dans le but de donner une voix à cette crise silencieuse, la FCSII a mené une étude nationale, la première en son genre, Les symptômes de la maladie mentale chez les infirmières et infirmiers du Canada. Selon cette étude, le personnel infirmier affiche de graves symptômes de trouble de stress post-traumatique, anxiété, dépression, burn-out, et comportement suicidaire. Le taux de maladie mentale chez le personnel infirmier est plus élevé que celui de la population générale et, souvent, plus élevé que celui du personnel de la sécurité publique, par exemple les pompiers et les ambulanciers paramédicaux. La source principale de stress extrême mentionnée par le personnel infirmier est le manque de personnel. Les agressions physiques sont le type d’événement traumatisant le plus fréquemment mentionné, et près de la moitié des infirmières et des infirmiers mentionnent avoir fait l’objet d’agression physique 11 fois et plus.

Plusieurs mesures visant à aider les travailleurs de première ligne et les premiers intervenants continuent d’exclure la main-d’œuvre en santé majoritairement féminine et couvrent les professions majoritairement masculines, par exemple les policiers et les pompiers. Lorsque, au départ, le personnel infirmier s’est vu exclu du projet de loi C-211, Loi sur le cadre fédéral relatif à l’état de stress post-traumatique, la FCSII a lutté fort pendant deux ans pour corriger cette erreur. Le Comité sénatorial sur la sécurité et la défense a réagi par la recommandation à la ministre de la Santé d’inclure le personnel infirmier lors de la mise en œuvre du projet de loi C-211.

Malgré cette victoire mineure, il faut un rappel. Les travailleurs de la santé si dévoués ont un urgent besoin de soutien pour assurer leur santé mentale, et ne devraient jamais être exclus de la présomption d’état de stress post-traumatique établie par la loi, ni de toute mesure visant à assurer la santé mentale du personnel de la sécurité publique ou des premiers intervenants.

Pour s’attaquer aux racines profondes de cette crise en matière de santé mentale, nous devons régler les problèmes de longue date qui engendrent des risques au sein de notre système de soins de santé, y compris le manque chronique de personnel et la violence omniprésente.