Logo de la FCSII
28 avril 2026

Une augmentation de 1 % des dépenses en santé permettrait d’accroître le PIB réel du Canada de plusieurs milliards de dollars, selon une nouvelle étude

Silas : Le Canada a besoin d’investissements dans le système de santé publique, pas d’austérité.

28 avril 2026 (Ottawa, ON) – Une hausse de 1 % des dépenses publiques en santé augmenterait le PIB réel du Canada de plusieurs milliards de dollars dès la première année, selon une nouvelle étude commandée par la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers (FCSII). S’appuyant sur une modélisation économique réalisée par Quantitative Economic Decisions, Inc., cette étude quantifie les retombées économiques d’une augmentation des dépenses publiques en santé au Canada.

Publié aujourd’hui, le rapport intitulé L’impact économique d’une augmentation des dépenses publiques en santé au Canada a été rédigé par Robin Somerville, économiste et président de Quantitative Economic Decisions, Inc. Le rapport décrit les avantages d’une augmentation des dépenses fédérales en santé, avec des calculs pour un scénario financé par déficit et un scénario financé par l’impôt.

« Les soins de santé publics offrent un tel retour sur investissement qu’une augmentation même modeste des dépenses fédérales devrait aller de soi. Les soins de santé constituent l’un des secteurs les plus importants et les plus dynamiques du Canada, et ils sont largement protégés des perturbations commerciales qui menacent l’économie canadienne. Ce n’est pas le moment de l’austérité mais celui d’investir judicieusement dans cet effort crucial pour la construction du pays », a déclaré Linda Silas, présidente de la FCSII.

Chaque dollar dépensé par le gouvernement fédéral en santé génère, après un an, entre 1,32 $ et 1,45 $ de PIB supplémentaire, selon que ces dépenses soient financées par le déficit ou par les impôts. L’analyse indique que ces résultats augmenteraient proportionnellement avec l’augmentation des dépenses de santé.

Au cours des cinq premières années d’une augmentation de 1 % des dépenses de santé, entre 15,5 et 19,5 milliards de dollars de PIB réel et entre 69 000 et 83 000 années de travail seraient ajoutés à l’économie canadienne, les chiffres les plus bas étant associés au scénario financé par l’impôt et les plus élevés au scénario financé par le déficit.

Dans sa présentation prébudgétaire pour le budget fédéral de 2026, la FCSII exhorte le gouvernement à maintenir le mécanisme d’indexation du Transfert canadien en matière de santé à un minimum de 5 % par année et à s’orienter vers le rétablissement d’un mécanisme d’indexation de 6 % afin de tenir compte des coûts réels du système de santé et une pression démographique.

« Quoi qu’il en soit, une augmentation des dépenses publiques en santé aura des retombées positives pour le Canada », a déclaré Mme Silas. « Nous savons qu’une telle augmentation non seulement renforcerait l’accès aux soins et améliorerait la santé en général mais aussi fortifierait la vigueur et la résilience de l’économie canadienne. Il ne manque plus qu’une action du gouvernement fédéral. »

-30-

La FCSII est la plus importante organisation infirmière au Canada, représentant 250000 infirmières et infirmiers syndiqués de première ligne et les étudiant(e)s infirmiers de tous les secteurs des soins de santé –des soins à domicile et des soins de longue durée aux soins communautaires et actifs  et défendant les priorités clés pour renforcer les soins publics de santé partout au pays.

Pour en savoir davantage, veuillez communiquer avec Adella Khan, Communications FCSII, à media@nursesunions.ca ou au 613-807-2942.