Chers membres de l’INMO,
Les temps sont durs pour nous tous, et vous luttez avec dignité et force.
Depuis le début de votre action syndicale le 30 septembre, les infirmières et infirmiers au Canada vous encouragent à distance. Les moyens de pression au travail d’une grève du zèle sont difficiles, et je sais à quel point la solidarité est importante en ce moment – quelque chose que nos 55 000 membres du Syndicat des infirmières et infirmiers de la Colombie-Britannique peuvent attester après 22 jours de grève du zèle en juillet dernier. Les infirmières et infirmiers de la Colombie-Britannique savaient que la solidarité et le soutien à leur égard s’étendaient partout au Canada et bien au-delà de nos frontières. Cette solidarité internationale est ce que nous vous envoyons aujourd’hui.
Votre gouvernement joue un jeu que de nombreux militants syndicaux connaissent bien – en ignorant les voix des travailleurs de première ligne, en refusant de s’attaquer au coût de la vie et en ne donnant pas aux travailleuses et travailleurs de la santé publique des salaires compétitifs et équitables. La clé maintenant est d’augmenter la pression. Comme le disait ma collègue infirmière et militante syndicale Kathleen Connors, les politiciens ne voient pas la lumière, ils ressentent la pression. Avec la mesure de grève que vous menez le 14 octobre à travers l’Irlande, vous vous assurez qu’ils ressentent la pression.
Comme on le dit souvent, si les infirmières et infirmiers sortent dans la rue, il y a vraiment quelque chose qui ne va pas à l’intérieur de vos hôpitaux publics.
Ne lâchez pas. L’ensemble des 250 000 infirmières et infirmiers et étudiantes et étudiants infirmiers de la FCSII vous soutiennent à chaque étape.
Solidairement vôtre,
Linda Silas, présidente de la FCSII