Mme Silas : Nous saluons les changements positifs apportés au Code canadien du travail, mais les dispositions qui ont une incidence sur le droit de grève doivent être supprimées.
Le projet de loi C-39, la Loi visant à bâtir un Canada fort, a été présenté à la Chambre des communes le lundi 21 septembre et comprend une série de modifications au Code canadien du travail. Le projet de loi volumineux comprend certains changements pour lesquels les syndicats se sont battus et qui amélioreront la protection des travailleurs et travailleuses, y compris la protection contre le vol de salaire et les progrès sur les droits du successeur dans les transferts de contrats, salués par le Congrès du travail du Canada (CTC).
Cependant, le projet de loi introduit de nouvelles mesures qui permettent de mettre fin à une grève légale si elle est jugée contraire à l’intérêt national. Le mouvement syndical canadien s’est uni pour tirer la sonnette d’alarme au sujet des dispositions du projet de loi C-39 qui ont une incidence sur le droit de grève des travailleurs relevant de la compétence fédérale.
« Nous savons que la négociation collective a apporté de grands gains aux travailleurs et travailleuses, qu’il s’agisse de lieux de travail plus sécuritaires ou de sécurité d’emploi. Retirer aux travailleurs le pouvoir qu’ils ont – leur pouvoir de négocier des salaires et des avantages sociaux équitables – est contraire à l’intérêt national », a déclaré Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers.
La FCSII se joint au CLC pour demander au gouvernement d’amender le projet de loi C-39 et d’en retirer les aspects qui empiètent sur le droit de grève des travailleurs syndiqués.
« Les grèves ne sont jamais prises à la légère par les syndicats et leurs membres. Les pouvoirs prévus dans ce nouveau projet de loi menacent le processus de négociation équitable et doivent être amendés », a conclu Mme Silas.