Mme Silas : Une réduction du financement fédéral nuira à l’accès aux soins pour tous au Canada.
23 juillet 2026 (Charlottetown, Î.-P.-É.) – Les changements imminents au Transfert canadien en matière de santé se traduiront par une réduction du financement des soins de santé pour les provinces et les territoires, qui se chiffrera à plusieurs milliards de dollars en moins, comme l’indique un nouveau livre blanc publié par la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers (FCSII).
La dure réalité d’un taux de croissance réduit pour le TCS souligne l’impact de la croissance du facteur de progression du TCS, qui revient à une moyenne mobile sur trois ans de la croissance du PIB nominal avec un plancher de 3 % en 2028-2029. Le gouvernement fédéral prévoit que la croissance du PIB nominal sera d’environ 3,8 % par année de 2028-2029 à 2030-2031.
L’analyse a révélé qu’avec un taux de croissance moyen de 3,8 % par année, le TCS cumulatif sera inférieur de 51,8 milliards de dollars sur 10 ans à celui du facteur de croissance si celui-ci demeurait à 5 % de croissance annuelle.
« Le retour à l’ancien taux de croissance du TCS entraînera une réduction drastique du financement des soins de santé publics, et ce sont les patients, le personnel infirmier et les professionnels de la santé qui porteront le poids de cette mesure d’austérité. Il n’y a aucun moyen de le contourner – autrement dit, une réduction du financement fédéral nuira à l’accès aux soins pour tous au Canada », a expliqué Linda Silas, présidente de la FCSII.
En même temps, les principales ententes en matière de soins de santé font face à un gouffre causé par la réduction du financement fédéral. Le financement fédéral de 1,2 milliard de dollars pour les soins à domicile et en milieu communautaire, ainsi que pour les services de santé mentale et pour les dépendances devrait prendre fin en mars prochain. Un autre financement fédéral de 600 millions de dollars par année pour les soins de longue durée expire l’année suivante. Il n’y a actuellement aucun plan pour poursuivre ce financement.
Mme Silas a souligné que la réduction du financement fédéral créerait une crise plus profonde des soins de santé, soulignant la pénurie continue de personnel infirmier, de fournisseurs de soins primaires et de professionnels de la santé partout au pays.
« Les compressions dans le financement des soins de santé publics sont une solution à court terme et comportent le risque supplémentaire de rendre les programmes de privatisation encore plus attrayants pour les provinces et les territoires », a déclaré Mme Silas. « Nous savons que les soins de santé publics créent une forte valeur pour notre économie et, en même temps, offrent de meilleurs résultats pour les patients et un meilleur accès aux soins que les services à but lucratif. Le moment est venu d’investir dans le système public de soins de santé du Canada, et non de l’affaiblir. »
La FCSII fait pression pour mettre en place trois recommandations clés du livre blanc :
Une première copie de ce livre blanc a été présentée aux premiers ministres qui assistaient à une réunion avec la FCSII lors du Conseil de la Fédération.
Le livre blanc a été rédigé par Andrew Longhurst, chercheur principal et économiste politique au Centre canadien de politiques alternatives, et Nate Little, agent des relations gouvernementales et externes de la FCSII.
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La FCSII est la plus importante organisation infirmière au Canada, représentant 250 000 infirmières et infirmiers syndiqué(e)s de première ligne et les étudiant(e)s infirmier(ère)s de tous les secteurs des soins de santé – des soins à domicile et des soins de longue durée aux soins communautaires et actifs – et défendant les priorités clés pour renforcer les soins de santé publics partout au pays.
Pour en savoir davantage, veuillez communiquer avec Adella Khan, Communications FCSII, à media@nursesunions.ca ou au 613-807-2942.