Alors que l’Ontario fait face à la perte de plus de 1 900 postes d’infirmières et infirmiers autorisés en raison des compressions de personnel, la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers (FCSII) demande à l’Association des hôpitaux de l’Ontario (OHA) et au gouvernement de l’Ontario de mettre en œuvre des ratios infirmières-patients obligatoires dans toute la province. Les compressions de personnel dans la province s’élèvent à plus de 3,1 millions d’heures de soins par an.
« L’Ontario a déjà le plus faible ratio total de personnel infirmier par rapport à la population de toutes les provinces du Canada. Dans une province qui souffre déjà de longs délais d’attente et de retards dans les soins, des coupes supplémentaires dans le personnel infirmier autorisé mettront en danger la sécurité des patients », a déclaré la présidente de la FCSII, Linda Silas. « Les infirmières et infirmiers autorisés hautement qualifiés sont essentiels à nos systèmes de santé. Si les hôpitaux prévoient de n’embaucher que pour les bons jours, il n’y aura personne pour les mauvais jours ».
La FCSII demande une législation fédérale pour assurer des ratios minimums infirmières-patients sécuritaires dans tous les établissements de santé à travers le pays. Cette recommandation est étayée par des décennies de recherche universitaire qui ont établi les ratios infirmières-patients comme une norme mondiale essentielle pour la sécurité des patients.
Mme Silas a rejeté les affirmations de l’OHA selon lesquelles les ratios infirmières-patients sont un modèle de dotation en personnel rigide et inflexible.
Les ratios infirmières-patients constituent un seuil de sécurité minimal fondé sur des données probantes afin de garantir que les patients reçoivent des soins de qualité acceptables. Dans ce contexte, il existe de nombreuses possibilités de modèles de dotation qui offrent une flexibilité en matière de personnel de santé.
« La décision de l’OHA de rejeter des décennies de recherche pointant vers les ratios infirmières-patients comme une solution essentielle pour des soins plus sécuritaires et un meilleur maintien en poste est un choix délibéré de prioriser ses budgets par rapport à ses patients », a déclaré Mme Silas. « Le fait que l’administration de l’hôpital soit prête à supprimer du personnel hautement qualifié et essentiel pour la sécurité démontre seulement la nécessité croissante d’une législation fédérale établissant des ratios infirmières-patients minimums afin de protéger l’accès du public à des soins de santé sécuritaires et de qualité. »