En tant qu’infirmières et infirmiers, nous croyons en l’humanité de chacun et en leur droit fondamental à la santé. Dans de nombreuses zones de conflit à travers le monde, ce droit fondamental est ignoré.
Le droit international humanitaire établit clairement que le personnel médical et les installations de soins de santé doivent être protégés pendant les conflits armés. Pourtant, les travailleurs de la santé, les hôpitaux et les installations de soins de santé en zones de conflit sont rarement protégés. En tant que leader international, le gouvernement du Canada doit prendre des mesures immédiates et décisives pour maintenir cette protection essentielle.
En vertu de la Convention de Genève (I), l’article 24 stipule que le personnel médical « doit être respecté et protégé en toutes circonstances ». L’article 19 stipule que les unités médicales et les hôpitaux « ne pourront en aucune circonstance être l’objet d’attaques, mais seront en tout temps respectés et protégés par les Parties au conflit ».
Ces protections sont renforcées par la résolution 2286 du Conseil de sécurité de l’ONU, dans laquelle ce dernier « condamne fermement les actes de violence, les attaques et les menaces visant les blessés et les malades, le personnel médical… ainsi que les hôpitaux et les autres installations médicales. »
Pourtant, les attaques contre les travailleurs de la santé se poursuivent partout dans le monde, causant des blessures et le décès d’infirmières, d’infirmiers, de médecins, de patients et de travailleurs humanitaires.
De tels crimes ne peuvent être ignorés. Nous demandons au gouvernement canadien d’user de sa voix, de son influence et de son pouvoir diplomatique pour s’assurer que les hôpitaux demeurent des refuges sûrs et que les travailleurs de la santé sont protégés, peu importe où ils servent.
La FCSII exhorte le gouvernement canadien à :
1. Condamner toutes les attaques contre les installations de soins de santé et les travailleurs de la santé, et exiger que les auteurs rendent des comptes.
2. Appuyer une application plus stricte du droit international humanitaire, notamment à l’ONU et dans d’autres instances mondiales.
3. Accroître l’aide humanitaire et l’assistance médicale aux régions touchées en les approvisionnant en fournitures essentielles et en veillant à ce que le personnel puisse atteindre en toute sécurité ceux qui en ont besoin.
4. Travailler avec des partenaires internationaux pour enquêter sur les crimes de guerre ciblant les soins de santé et poursuivre en justice les responsables.
5. Exiger un engagement mondial que les soins de santé ne doivent jamais être une cible.
6. Utiliser le leadership diplomatique du Canada pour promouvoir la paix, la démocratie et le respect du droit international, reconnaissant que la protection durable des travailleurs de la santé dépend de la recherche de solutions justes et pacifiques aux conflits.