La Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et infirmiers (FCSII) se joint à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et à d’autres syndicats québécois qui s’opposent au projet de loi 3, Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Nous sommes préoccupés par le fait que le projet de loi fixe des règles normalisées et risque de compromettre la prise de décisions démocratiques des syndiqués sur la façon dont ils dirigent leur propre organisation.
En tant qu’infirmières et infirmiers, nous sommes également très préoccupés par le fait que le projet de loi 3 sous prétexte d’être « transparent » menace la capacité d’un syndicat à défendre les intérêts de ses membres et à défendre les soins publics de santé, et qu’il vise à faire taire la voix du mouvement syndical au Québec. Ce projet de loi limiterait la capacité d’un syndicat à s’engager dans des activités de défense des intérêts, qu’il juge non directement liées au milieu de travail. Les syndicats luttent depuis des décennies pour des questions qui, en vertu du projet de loi 3, pourraient être considérées comme allant au-delà d’une définition stricte des conditions de travail. En tant que syndicalistes, nous savons que nous avons un syndicat à remercier pour les normes de santé et de sécurité, les congés de maternité et parentaux, les droits génésiques, les normes de salaire minimum, l’équité salariale, les pensions, et plus encore.
À l’heure où les tarifs douaniers, l’abordabilité, l’accès à des soins de santé de qualité sont des préoccupations majeures, nous exhortons le gouvernement du Québec à reconnaître que ce n’est pas le moment de s’en prendre aux travailleurs et à leurs syndicats.